Véronique Duplain
1 - 29 fév, 2020
Cet hiver, Arsenal art contemporain Montréal est heureux d’accueillir Véronique Duplain pour une résidence d’un mois dans le cadre de son Selfie Project, qui en est à sa 7e édition. À l’occasion de ce projet, Duplain se met en scène dans des univers narratifs pendant tout le mois de février et prend un autoportrait par jour. Ces portraits se feront pour la plupart directement dans nos espaces, alors que Duplain y établira ce qu’on pourrait qualifier de laboratoire vivant. En effet, l’entièreté de son processus de création aura lieu sur place et sera accessible au public, qui sera même invité à échanger avec elle lorsqu’elle sera présente.
La démarche derrière les photographies de Véronique Duplain rend compte de la spécificité de son travail. Autodidacte, elle est elle-même en charge de toutes les étapes de production, de l’idée à la finition numérique de l’image, en passant par la construction des décors. Chaque jour, elle élabore un nouveau tableau fictif dans lequel elle incarne un personnage, faisant ainsi de ses photographies autant d’univers distincts qui témoignent de la part prépondérante de l’imagination dans son approche. Dans le cadre de cette résidence, Duplain nous invite dans les coulisses de son théâtre en constante évolution. Chacun[e] devient spectateur[-trice] de son processus de création, révélant ainsi une dimension performative à son projet.
Véronique Duplain est une photographe vivant et travaillant à Montréal. Elle a exploré différentes sphères de la photographie avant de se consacrer au travail de composition avec le Selfie Project. Publiées quotidiennement sur la plateforme Instagram, les photographies de ce projet abordent les thèmes actuels du voyeurisme web et de la construction médiatique des personnalités publiques. Par la mise en place des éléments constituant chaque photographie, la pratique artistique de Duplain dénote l’importance accordée au travail manuel et à la manipulation artisanale, et ce malgré les possibilités du numérique. Privilégiant la modification physique de l’espace au montage numérique et incarnant des personnages fictifs, Duplain se joue des frontières entre le réel et l’illusoire.